Photographiez façon Hopper

On le sait, plus ça va plus le spectateur devient acteur et participe aux expositions et œuvres d’art qu’il avait l’habitude d’admirer.

Dans ce blog, plusieurs articles ont montré ce phénomène contemporain. Le Grand Palais le prouve encore une fois. Le concours « Hopper et moi » donne l’opportunité au public de donner sa vision personnelle de l’œuvre d’Hopper.

Le concept: poster 6 clichés maximum autour du travail d’Edward Hopper sur le site http://www.wipplay.com jusqu’au 28 Janvier 2013. Un jury composé de professionnels de la photographie et du multimédia votera pour la meilleure photo. Les internautes voteront également et les 3 photos ayant récolté le plus de votes recevront un prix.

Sur le Pont, par Rollier

Ce genre de concours devient de plus en plus courant et créer un véritable lien entre les musées/institutions et leur public. On peut échanger, débattre et partager ses idées, ses passions. Malgré que cet échange soit virtuel en se passant la plupart du temps sur la toile, il créé un véritable lien social autour de l’art.

Le métro comme toile de fond

L’art est partout, il s’introduit dans vos tablettes, smartphones, dans la rue ou encore…dans le métro!

Plusieurs stations de métros parisiennes ont été utilisées pour diffuser des œuvres d’art. Notamment à la station Europe sur la ligne 3 du métro, des écrans numériques sont installés afin d’être contemplés par les usagers.

D’autres stations, de façon moins permanente, ont également servies à des fins artistiques comme la station Saint-Germain-des-Prés qui a, cet été, diffusé des clichés de la ville de Varsovie en partenariat avec la capitale polonaise ou encore plusieurs stations de la ligne 14 dans lesquelles des étudiants de l’université Aalto et de l’Ecole nationale supérieure des Arts décoratifs de Paris ont exposés leurs photographies.

J’ai été surprise de découvrir des œuvres d’art multimédia à la station Europe lorsque j’ai emprunté la ligne 3 il y a quelques jours. C’est plutôt agréable d’attendre le métro en contemplant des œuvres plutôt que des affiches publicitaires qui polluent l’ensemble du réseau parisien!

Devenez un pro du Street Art Social Gaming avec l’appli Pix My Street!

olyxo.com

Qu’est-ce qu’un « Pix Art« ? C’est créer votre œuvre d’art pixelisée sur fond réel avec votre smartphone.

Qu’est-ce que le street art social gaming? C’est jouer en ligne avec d’autres joueurs de Pix Art.

Maintenant que vous savez ça, vous pouvez vous lancer dans le game! L’application Pix My Street sur smartphone vous permet de créer vos créations et d’être en compétition avec d’autres gamers. Le but du jeu: créer de nombreux Pix Art, les mettre en ligne et de leur faire gagner un maximum de points pour devenir le meilleur. Pour augmenter son score, vous pouvez saboter les Pix Art des autres en les « blacktagguant« . Le joueur blacktaggué peut bien sûr nettoyer son œuvre pour remonter dans le classement.

ça à l’air compliqué comme ça mais essayez et vous pourrez peut-être vous prendre vite au jeu.

La réalité augmentée et la géolocalisation, nouvelles technologies de plus en plus utilisée dans les application mobiles, permettent une grande liberté de création. Considéré comme un réseau social permettant d’échanger ses créations artistiques, il a sa page sur Facebook, Twitter et LinekdIn!

 

Découvrir les monuments européens sur son smartphone

Quand on voyage et qu’on visite une ville, un site historique, on a envie d’en savoir plus sans forcément passer 3 heures dans une église avec un guide audio.

L’application Monument Tracker est faite pour ça. Que vous soyez à Paris, Londres, Venise ou Barcelone, téléchargez l’appli sur votre smartphone via l’Apple Store et découvrez l’histoire et les anecdotes d’une statue, église ou une œuvre d’art.

Cette application est développée par MS Innovations et permet aux voyageurs de visiter de multiples endroits avec une grande liberté. Pas de parcours obligatoires, de longues files d’attente ou de grands groupes organisés pour connaître tout sur l’histoire de la ville que vous visitez.

Je n’ai pas encore testé cette application mais si vous l’avez fait n’hésitez pas à me donner vos impressions et commentaires!

Quand la technologie s’introduit dans l’art classique

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L’exposition « Art Game » de l’artiste Léo Caillard à la Kogan Gallery personnalise à merveille le rapport entre l’art et le nouvelles technologies de l’information et de la communication. Le nouveau et l’ancien se rencontrent pour un rendu surprenant et amusant.

Léo Caillard, Art Game

« De nos jours tout devient « digital » , presque « virtuel ». La musique, les informations, l’art… mais que sera donc le musée du futur ? »   Léo Caillard tourne ce rapport en dérision en montrant une statue qui confisque le téléphone portable d’un visiteur ou lorsqu’il représente la Joconde dans un écran d’iPad.

Exposition originale à la Kogan Gallery jusqu’au 5 Janvier 2013.

Révolte des likeurs du Centre Pompidou

Le Centre Pompidou expose du 3 Octobre 2012 au 7 Janvier 2013 l’artiste plasticien Adel Abdessemed et son exposition « Je suis innocent ».

Celle-ci se compose de vidéos ou des animaux sont torturés et massacrés. La réaction sur les réseaux sociaux ne sait pas faite attendre. Des clients du centre se déclarent « choqués », « révoltés » en dénonçant le centre Pompidou de cautionner ces « actes de barbarie » de cet artiste « malade » et « pervers ».

De nombreux likeurs sur le compte Facebook du musée l’insultent et jurent de ne plus jamais y remettre le pieds et dénoncent même une volonté de se faire de l’argent en créant le buzz.

Le Centre Pompidou se défend en jugeant les réactions des internautes d' »épidermiques » et en justifiant l’oeuvre de l’artiste comme une « représentation crue de la réalité pour éviter qu’elle ne se reproduise« .

Le débat est ouvert, entre ceux qui dénoncent l’exposition comme un acte sordide et pervers et ceux (peu nombreux) qui pensent que l’artiste ne fait que dénoncer ces pratiques, le propos sont virulents voire violents. Ceux-ci se sont amplifiés quand l’administrateur du compte Facebook a user du « copier-coller » pour répondre aux internautes.

Il défend ses convictions artistiques et assume son acte de programmation d’une telle œuvre mais débat de façon peu délicate et personnalisée avec ses « fans ». Le Centre Pompidou est en train de se faire une très mauvais publicité depuis quelques heures, des volontés de plaintes, de manifestations ainsi qu’une pétition sur la page Facebook sont apparues. A suivre…